En quoi consiste le métier de livreur ?
Le métier de livreur consiste à transporter des biens d'un point à un autre, pour le compte de clients particuliers ou professionnels. Il s'exerce dans des secteurs variés tels que la restauration, l'e-commerce, la logistique, l'alimentation et la pharmacie. Les biens à livrer peuvent être des repas, des colis, du matériel ou des documents.
Le livreur suit un itinéraire précis, souvent déterminé par une application ou une plateforme de livraison. Il récupère la marchandise dans un point de départ (restaurant, entrepôt, commerce) et la dépose à l'adresse du destinataire. Selon le type de livraisons et la zone d'activité, différents moyens de transport sont utilisés : un vélo, un scooter, une moto, une voiture, un véhicule utilitaire léger ou un camion.
Le livreur peut travailler pour une entreprise de transport, une plateforme numérique ou en tant qu'indépendant. Dans tous les cas, il organise sa tournée, récupère les commandes, vérifie leur contenu, s'assure de leur bon état, effectue le trajet et procède à la remise du colis au destinataire.
Qui peut devenir livreur ?
Plusieurs qualités peuvent s'avérer utiles pour devenir livreur, comme avoir le sens de l'organisation, savoir gérer son temps, être autonome et rigoureux, être réactif, avoir le sens du contact et posséder de l'endurance physique.
Sens de l'organisation : Gérer plusieurs livraisons dans une même journée implique souvent de planifier ses déplacements avec logique. Réduire les trajets inutiles, enchaîner les livraisons dans le bon ordre et respecter les horaires demande une certaine capacité à structurer sa tournée.
Gestion du temps : Respecter les délais fixés par les plateformes ou les clients reste une exigence constante. Entre le retrait de la commande et sa remise au destinataire, le timing est souvent serré. Anticiper les bouchons, les retards de préparation ou les imprévus peut faire la différence.
Autonomie et rigueur : Le métier se pratique généralement seul, sans encadrement direct lors des livraisons. De nombreux livreurs organisent eux-mêmes leurs journées, préparent leur matériel, gèrent leurs trajets et résolvent les petits incidents du quotidien. Cette autonomie suppose une certaine rigueur dans la vérification des commandes, le suivi des consignes ou la gestion de l'application utilisée.
Réactivité : Livrer dans un environnement urbain ou dense, c'est aussi s'adapter en permanence à une circulation imprévisible, une mauvaise adresse, un client absent ou un changement d'itinéraire. La capacité à prendre rapidement des décisions pratiques, tout en gardant son calme, représente un vrai atout pour assurer sa mission jusqu'au bout.
Sens du contact : Même si les échanges sont parfois brefs, la relation avec les clients reste une dimension réelle du métier. Une attitude agréable, respectueuse et polie contribue à une remise de commande fluide et bien perçue.
Endurance physique : Selon le mode de transport utilisé (vélo, marche, scooter…), l'activité peut être exigeante sur le plan physique. Multiplier les trajets, porter des charges ou affronter des conditions météorologiques difficiles demande une certaine résistance.
La formation pour devenir livreur
Plusieurs formations peuvent préparer pour devenir chauffeur livreur, en particulier lorsqu'il s'agit d'un poste salarié dans le secteur du transport. Parmi les diplômes les plus courants, on retrouve le CAP Conducteur-livreur de marchandises, le Bac professionnel Conducteur transport routier de marchandises, ou encore le Certificat de qualification professionnelle (CQP) Chauffeur livreur service de distribution de boissons.
Certains parcours plus complets comme le BEP Conduite et services dans le transport routier, le BTS Transport et prestations logistiques ou le DUT Gestion logistique et transport offrent une vision plus large du secteur, avec des compétences en organisation, en gestion des flux et en logistique. Ces formations pour devenir coursier ne sont pas systématiquement exigées mais peuvent renforcer un dossier de candidature, notamment dans les grandes entreprises de livraison.
Quelle est la réglementation applicable aux livreurs ?
L'activité de livreur ne se limite pas à la livraison en elle-même : elle implique aussi le respect d'un cadre réglementaire précis, qui varie selon le type de véhicule utilisé, la nature des produits transportés et le mode d'exercice.
Permis de conduire et obligations associées : L'usage d'un véhicule motorisé pour la livraison impose la détention d'un permis de conduire valide, correspondant au type de véhicule utilisé. Le permis AM est requis pour les cyclomoteurs jusqu'à 50 cm³, le permis A1 ou A2 pour les scooters ou motos plus puissants, le permis B pour les voitures ou les véhicules utilitaires légers de moins de 3,5 tonnes de PTAC, et le permis C pour conduire un camion de plus de 3,5 tonnes. Dans le cas du permis C, l'activité relève du transport routier lourd, avec des contraintes spécifiques comme une formation FIMO (Formation Initiale Minimale Obligatoire), une carte de conducteur et l'enregistrement dans un registre professionnel.
Règles sanitaires : Lorsqu'il s'agit de livrer des repas ou des produits alimentaires, des précautions sanitaires doivent être respectées.
Assurance responsabilité civile professionnelle : Le métier peut entraîner des dommages matériels ou corporels à des tiers lors d'une livraison. C'est pourquoi de nombreux professionnels choisissent de souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle, qui permet de faire face aux conséquences d'un accident ou d'un incident causé pendant l'exercice de l'activité.
Assurance du véhicule : Dès lors qu'un deux-roues motorisé ou une voiture est utilisé pour les livraisons, une assurance spécifique est requise. Elle doit être adaptée à l'usage professionnel du véhicule, y compris dans le cas des indépendants ou des micro-entrepreneurs.
Registre National des Transporteurs (RNT) : Pour les livreurs utilisant un véhicule motorisé de manière régulière dans un cadre commercial, l'inscription au Registre National des Transporteurs peut être obligatoire. Cette démarche s'accompagne de justificatifs d'honorabilité, de capacité professionnelle et de moyens financiers suffisants.
Attestation de capacité professionnelle : Avant de pouvoir s'inscrire au registre, une attestation de capacité professionnelle est généralement demandée. Elle s'obtient à l'issue d'une formation agréée, suivie d'un examen, auprès de la DREAL.
